Affaire Diary Sow : L’enfer des écoles d’excellence! (Par Mamadou Mansour Diouf)

Elles ont pour noms : Lycées Henri IV, Condorcet et Louis-le-Grand à Paris, « Ginette » (Sainte-Geneviève) à Versailles, lycée du Parc à Lyon, Thiers à Marseille Polytechnique, HEC, ENA, Normale sup etc…Un enfer dans lequel l’unique règle est : COMPÉTITION FÉROCE !Le Journal français « Libération » publiait il y’a quelques années un article intitulé « L’enfer des bons établissements. Stress pour les enfants comme pour les parents. ».Je partage quelques coupures de cet article pour vous permettre de vous faire une idée sur ce qu’a pu vivre Diary Sow au Lycée Louis Le Grand où elle a débarqué avec la casquette de « meilleure élève du Sénégal ». « Juliette, élève de terminale S à Louis-le-Grand, se lève tous les matins à 6 h15. Elle est de retour chez elle, à Esbly, en Seine-et-Marne, au mieux à 19 heures :« l’ambiance, notamment à l’entrée en seconde, est plutôt détestable. Un seul mot : Compétition. Un soir, se souvient sa mère, elle voit sa fille, fraîche arrivée à Louis-Le-Grand, «caler» sur un devoir de physique. « Je lui ai suggéré d’appeler une copine.» Inimaginable : « Les élèves ne se passent jamais les exos. Dès la seconde, c’est l’esprit de compétition à mort. Au point que les élèves de seconde collectionnent soigneusement leurs contrôles, pour les revendre aux bizuths qui intègrent l’établissement l’année suivante.» Une pratique, entrée dans les moeurs, au point que les associations de parents se sont lancées elles aussi dans ce curieux trafic. Quand Juliette était en seconde, elle se souvient qu’il y a eu cette année-là, «en début d’année, deux suicides». Tous les ans, des élèves quittent le lycée parce qu’ils n’arrivent pas à suivre. Une de ses copines, l’an dernier, a envisagé de passer à Fénelon parce qu’elle craignait d’être un peu larguée. A Louis-le-Grand, on appelle Fénelon la «poubelle».La règle veut qu’à Louis-Le-Grand seuls les cinq premiers de chaque terminale intègrent les prépas.Sauf dans la classe dite «faible»: là, seul le premier pourra espérer le même sort. Un élève «moyen» choisira donc cette section supposée moins dure en visant la tête de classe pour maximiser ses chances d’être retenu dans l’une des prépas du lycée.Gaëlle, 17 ans, élève de terminale au lycée Ravel, établissement dit d’excellence du XXe arrondissement, est fière d’être dans l’«élite», mais elle déprime un peu d’être sous-notée.C’est simple, dans la classe, ajoute sa mère, il y a deux groupes : – le noyau des gratteurs, «ceux auxquels elle ne parle plus, parce que pour se joindre à la conversation il faut avoir plus de 14 de moyenne- et les autres dont l’univers n’est pas borné aux notes». Ceux qui décrochent sont vite marginalisés. En débarquant à Ravel, tête de classe de son collège du XXe arrondissement et seule dans son cas, elle n’imaginait pas une compétition pareille. «On les sent terriblement angoissés», confie sa mère. Maintenant vous savez comme dit mon ami Dr Boubacar Signate. Mettez-vous à la place de Diary juste deux secondes. Abstenez vous de la juger, respectez son choix et laissez la en paix !

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